Non à la suppression des aides à l’agriculture biologique !

 

 

Non à la suppression des aides à l'agriculture biologique !

Selon des informations émanant de la FNAB (Fédération Nationale de l’Agriculture Biologique), après avoir supprimé les aides au maintien, ce sont maintenant les aides à la conversion qui sont menacées suite au désengagement de l’Etat.
 
L’ensemble de ces mesures va se traduire concrètement et à très court terme par une chute du nombre de conversions en bio !
Des outils financiers qui marchent !
 
Depuis plus de 2 ans, la bio vivait pourtant une véritable dynamique, avec près de 20 fermes se convertissant à la bio chaque jour. Aujourd’hui, ce sont les outils financiers qui ont apporté la preuve de leur efficacité qui sont en train d’être détruits méthodiquement.
 
Une situation de l’agriculture biologique déjà difficile
 

Alors que la France :
  • se classe au 17ème rang sur 22 pays européens en terme de pourcentage de surface en bio !
  • a franchi péniblement le seuil de 6% de surface agricole utile (SAU) en bio.
 
Le ministre de l’agriculture semble prêt à prendre le risque de casser une dynamique pourtant fragile.
 
Supprimer ces aides à l’agriculture bio n’est pas justifié, même d’un point de vue économique.
 
En investissant dans le soutien à l’agriculture bio les pouvoirs publics préservent, l’environnement, la santé, mais aussi l’économie !
 
En effet, les coûts liés à :
  • la dépollution de l’eau,
  • la pollution de l’air,
  • et l’incidence sur la santé,
… pèsent de plus en plus sur les finances de notre pays.
 
A rebours, la bio génère 60% d’emplois de plus qu’une exploitation conventionnelle et contribue donc à la vitalité du monde rural et à la baisse du nombre de chômeurs !
 
Des discours sans lendemain
 
Étonnamment, cette politique à court terme est rythmée par des annonces qui ne cessent de mettre en avant la bio. C’est ainsi que tout récemment, le ministre de l’Agriculture a annoncé qu’il souhaitait voir la part de bio atteindre 50% des aliments servis en restauration collective.
Comment peut on viser un tel objectif, tout en réduisant le soutien public aux paysans bio ?
 
Ce que demande Agir pour l’Environnement :
 
Au terme des Etats généraux de l’alimentation qui doivent se clore avec une journée de restitution le 21 décembre prochain, le gouvernement doit s’engager à :
 
réserver 400 millions d’euros pour la prochaine période d’engagement (2018/2020) aux paysans bio.
 
A défaut, les engagements pris ne seraient que des discours sans lendemain.